14 avril 2007
Des pneus voyageurs

Des pneus recyclés par une entreprise de Rimouski (Québec) se retrouvent sous les célèbres taxis jaunes de Manhattan.
Moldex de Rimouski produit 65 000 pneus remoulés par année qu'elle vend
principalement à des clients de New-York et de Caroline du Nord.
L'entreprise est en pourparlers avec la Ville de Montréal (Québec) pour équiper
ses camions. Selon le directeur de Moldex, Jean-François Marquis,
Montréal procède actuellement aux essais routiers.
L'entreprise
rimouskoise utilise un procédé de remoulage italien pour remettre à
neuf les vieux pneus. Le pneu remoulé par Moldex possède la même
durabilité qu'un pneu neuf. De plus, sa fabrication est moins
dommageable pour l'environnement. « La fabrication d'un pneu requiert
13 litres de pétrole brut comparativement à plus de 35 litres pour un
pneu neuf. Il n'y a pas d'eau dans notre processus. Tout ce que l'on
utilise, c'est de l'électricité », explique Jean-François Marquis.
Les
pneus MOLDEX sont aussi 50 % moins chers à l'achat. Actuellement, 50
personnes travaillent au remoulage et dans les points ventes de
l'entreprise.
Les Québécois envoient au rebut 7 millions de pneus usagers chaque année.
Source : www.radio-canada.ca
03 avril 2007
Boeing : prochains essais avec un aéronef équipé d'une pile à combustible
Dans le cadre d'un développement de technologies plus
respectueuses de l'environnement destinées aux applications
aéronautiques, les chercheurs et les partenaires de Boeing en Europe
ont prévu de réaliser cette année des essais en vol avec un aéronef monoplace, propulsé par une pile à combustible et des batteries légères,
a annoncé le Groupe le 27 mars 2007. Une pile à combustible est un
dispositif électrochimique qui permet de convertir directement de
l'hydrogène en électricité et en chaleur, sans aucune combustion.
Boeing utiliserait un système hybride de batterie lithium-ion/pile à
combustible à membrane d'échange de protons (PEMFC) pour alimenter un
moteur électrique couplé à une hélice classique. La pile à combustible
fournirait la puissance nécessaire à la phase de vol en croisière. Au
décollage et à l'atterrissage – les deux phases qui nécessitent le plus
de puissance –, le système puiserait ainsi dans les batteries légères
lithium-ion. Boeing n'envisage pas encore d'assurer l'alimentation
principale des futurs avions de ligne avec des piles à combustible,
mais des démonstrations telles que celle-ci contribuent à ouvrir la
voie à des applications possibles à bord de petits aéronefs pilotés ou
non, a précisé Francisco Escarti, directeur général du centre de recherche européen de Boeing, basé à Madrid.
Source : www.actu-environnement.com
02 avril 2007
Le groupe Juwi : projet dans le solaire
Le groupe Juwi, entreprise allemande dans le secteur des
énergies renouvelables et plus connu dans l'éolien a obtenu
l'autorisation de construire sur une ancienne base aérienne militaire à
l'est de Leipzig en Allemagne une centrale photovoltaïque qui devrait
devenir la plus grande centrale au monde. La surface au sol de la centrale correspond à peu près à celle de 200 terrains de foot ,
indique le groupe dans un communiqué. Cette centrale sera capable selon
le concepteur du projet, de produire 40 MW et mettra en œuvre les
dernières avancées technologiques en matière de modules à couches
minces. La construction de la centrale la plus grande du monde est un vrai défi pour une entreprise de taille moyenne comme juwi,
souligne M. Willenbacher. co-fondateur de juwi. Par comparaison : la
plus grande centrale photovoltaïque au monde actuelle a une capacité de
production d'environ 12 MW. Elle est également en Allemagne. Avec plus
de 300 000 systèmes photovoltaïques et une puissance totale installée
de 2 300 MW (à la fin 2006), l'Allemagne fait partie des premiers de la
classe dans la cour des pays utilisateurs du solaire.
Source : www.actu-environnement.com
01 avril 2007
Une styromousse québécoise donnera un répit aux sites d'enfouissement ?
Les styromousses
servant principalement dans le domaine alimentaire posent un problème
environnemental, principalement en raison de leur cycle de vie. Non
recyclables, ces matières résiduelles aboutissent présentement dans les
sites d'enfouissement où ils prendront plusieurs centaines d'années -
on évalue ce cycle de décomposition entre 300 et 1000 ans - avant de se
décomposer.
L'entreprise québécoise Cascades, bien connue pour
ses activités papetières, oeuvre également dans le domaine des produits
d'emballage, et vient de procéder au lancement de Bioxo, une mousse de
polystyrène oxo-dégradable.
Les contenants développés par
Cascades possèdent la particularité de se dégrader à l’intérieur d’un
laps de temps de 3 ans, contrairement aux contenants en mousse de
polystyrène traditionnelle qui nécessitent plusieurs centaines d’années
pour ce faire. Les contenants BioxoTM occuperont ainsi considérablement
moins de volume dans les sites d’enfouissement.
Espérons que ces matériaux remplaceront très rapidement les anciens styromousses.
Source : www.umc.qc.ca
24 mars 2007
Le passage à l’économie de l’hydrogène

« D’ici à deux générations, l’une des principales solutions aux
problèmes énergétiques sera l’hydrogène, affirme Klaus Yvon, professeur
au Laboratoire de cristallographie de l’Université de Genève (Suisse) mais cette
révolution énergétique prendra une cinquantaine d’années. » Ce
scientifique suisse travaille sur de nouveaux alliages métalliques
capables d’absorber et de stocker de grandes quantités d’hydrogène dans
des conditions de température et de pression ambiantes.
Mais l’hydrogène ne doit pas seulement pouvoir être stocké facilement,
il doit également être produit de manière propre. Les chercheurs
suisses ont donc imaginé une maison solaire énergétiquement autarcique
à Carouge, sur le site du Centre universitaire d’étude des problèmes de
l’énergie (Cuepe). Des panneaux solaires installés sur le toit du
bâtiment généreront de l’électricité à partir de laquelle sera produit
de l’hydrogène qui sera stocké dans les alliages de Klaus Yvon. Ceux-ci
fonctionnent comme des « éponges » et permettront de fournir de
l’énergie sous forme d’électricité et de chaleur au bâtiment durant
toute l’année. Avantage de ce binôme énergétique : son rendement global
est largement supérieur à celui de la photosynthèse, c’est-à-dire à la
transformation de l’énergie solaire en biomasse telle que le bois.
Pour l’instant, l’utilisation de l’hydrogène à grande échelle pose
encore de redoutables défis au niveau de la production, du stockage et
de la distribution. Tout en étant un des éléments les plus abondants de
la planète - il suffit de rappeler qu’il est présent dans l’eau -, il
n’est pas disponible à l’état pur dans la nature. Le défi consiste donc
à l’extraire. Aujourd’hui, 99 % de la production mondiale se fait à
partir de gaz naturel, le méthane, par un processus qui nécessite des
quantités d’énergie considérables et libère du gaz carbonique (CO2).
Seule une très faible quantité est produite par électrolyse, un procédé
qui consiste à scinder l’eau (H20) en hydrogène et en oxygène, en
utilisant du courant électrique.
Pour en savoir plus : Lire la suite sur Notre Planète Info
22 mars 2007
Le nouveau réacteur nucléaire EPR : le réacteur le plus dangereux au monde !

Greenpeace a publié hier une étude de John Large, expert
britannique de renommée internationale sur les questions de sécurité
nucléaire. Cette étude a pour but d'évaluer le risque que représente le
projet de nouveau réacteur prévu à Flamanville en Normandie (France).
Sa conclusion est sans équivoque : le futur réacteur EPR sera le plus dangereux au monde.
"EDF a affirmé dans ses publications que le modèle EPR était
parfaitement sûr et que son fonctionnement, même affecté par un
accident très grave ou une attaque terroriste, n'entraînerait pas de
graves conséquences pour les communautés locales, la France et
l'Europe. Mon étude apporte un démenti à ces affirmations" explique
John Large.
L'EPR étant le plus puissant des réacteurs au monde (1600 MW), il
concentrera plus de radioactivité que ces prédécesseurs. L'utilisation
prévue d'un combustible spécifique à base de plutonium (le MOX), au
lieu du combustible classique à base d'uranium, renforcera la
radioactivité et la toxicité des rejets éventuels. John Large a
travaillé sur des modélisations d'accidents nucléaires. Pour évaluer
les conséquences d'un accident, il convient de modéliser en fonction du temps, de la météo et de la
géographie du terrain la trajectoire du nuage radioactif et la
dispersion de la radioactivité. Pour ce faire, un modèle
informatique est utilisé sur la base de données météorologiques mesurées dans le passé.
En cas d'accident grave de l'EPR, les conséquences seraient dramatiques
Jusqu'à 320 personnes mourraient dans les tous premiers jours, et près de 2 000 personnes tomberaient malades.
Au final, près de 30 000 personnes développeraient un cancer mortel.
Plus de 9 500 personnes développeraient un cancer de la thyroïde dont
environ 1 000 seraient mortels.
Jusqu'à 3 millions personnes seraient évacuées sur une zone de plus de
36 000 km2, soit une zone plus grande que la Haute et Basse-Normandie
réunies. 1 million de personnes devraient se confiner chez eux.
Enfin, il faudrait organiser dans un temps record la distribution de pastille d'iode à 13 000 personnes.
Il n'est pas trop tard pour éviter un tel scénario. L'EPR n'est pas
encore commencé, et son décret d'autorisation n'a toujours pas été
signé. Greenpeace appelle les candidats à l'élection présidentielle à
s'engager à renoncer au projet EPR. "Ce projet inutile, détourne la
France des priorités énergétiques à mettre en place en urgence. L'EPR
est un véritable verrou qu'il faut casser pour enfin faire la place à
une politique basée sur la sobriété et l'efficacité énergétique, et le
développement des énergies renouvelables" conclut Frédéric Marillier.
Source : www.notre-planete.info
17 mars 2007
La géothermie, grande oubliée des énergies renouvelables

La géothermie à très grande profondeur ouvre des perspectives nouvelles dans le domaine des énergies renouvelables. L’expérience menée à Soultz-sous-Forêts, près de Strasbourg (France), sera à cet égard décisive. La nouvelle technologie utilisée pour récupérer la chaleur naturellement stockée dans le sous-sol n’a jamais été mise en oeuvre. Elle consiste à injecter de l’eau froide à haut débit sous forte pression (100 bars) dans la roche granitique dont la température dépasse 200°C à 5 000 mètres de profondeur. L’eau circule dans les fractures naturelles de la roche et se réchauffe à son contact.
Le potentiel offert par les sites favorables à la production d’énergie par géothermie profonde est considérable, de l’ordre de 110 000 mégawatts, soit la puissance actuelle du parc français de production d’électricité. Mais cette géothermie profonde, qui peut être exploitée sur un même site pendant au moins 20 ans, ne sera compétitive que lorsqu’une dizaine de sites existeront en France et totaliseront une capacité de plus de 300 mégawatts.
La France aurait donc tort de se priver de cette énergie qui ne pollue pas et qui permet, à un coût d’exploitation minime, de lutter contre l’effet de serre. Ainsi, on estime à 78 Euros le prix d’une tonne de CO2 évitée par la réalisation et l’exploitation d’une installation géothermique, contre 810 Euros par le solaire thermique par exemple.
En France, plus de 200 000 équivalents-logements sont actuellement raccordés à des réseaux de chaleur utilisant prioritairement l’énergie géothermique. La chaleur géothermique produite annuellement en France est de l’ordre de 1 380 GWh (119 ktep), ce qui place le pays au 10ème rang mondial pour l’utilisation de cette filière.
Article complet sur www.notre-planete.info